mardi 29 mai 2007
Contrairement à ce qu’on nous a toujours dit, le maïs MON810 du géant de l’agro-alimentaire Monsanto est bien dangereux.
L’étude commandée par Greenpeace montre que la quantité d’insecticide contre la pyrale produit par le gène introduit dans la plante varie d’un facteur de 1 à 100 selon les épis !
Et on ignore si les doses les plus importantes ne sont pas dangereuses pour les autres insectes ou pour le bétail et les animaux qui consomment ce maïs.
L’étude est suffisamment fiable pour que plusieurs pays dont l’Allemagne interdisent l’utilisation de cette variété ! Même la France libérale a annoncé par la voix de son nouveau super ministre de l’écologie de l’aménagement et du développement durables, que "dans ce cas précis il faut s’inspirer du cas allemand".
Bravo !
"Bravo" surtout à notre Ministre de l’agriculture, Christine Lagarde : "Il faut se donner le temps de la réflexion avant la décision." Le temps de quoi ? Eh bien, que les agriculteurs aient fini leurs semis, pardi ! Après, il sera toujours temps de suivre les avis de notre nouveau super-écolo.
Cacophonie dans la "France libérale", ou rupture dans la continuité ?
oui incroyable, Alain Juppé serait prêt à déclarer un moratoire sur le maïs transgénique suite aux résultats de cette étude ! On n’y croyait plus !
En attendant, Monsanto réfute les résultats de l’étude de Greenpeace.
Affaire à suivre...
Fausse bonne nouvelle. Alain s’est concerté avec sa collègue qui défend l’agriculture mais surtout l(agroalimentaire, ils ont consulté des experts indépendants (je voudrais bien savoir qui Claude Allègre peut-être ?) et ils ont décidé de ne pas suivre l’exemple allemands et de ne pas appliquer le principe de précaution qui n’est pas dans la constitution allemade mais dans la notre.
Car chacun sait bien en France qu’ils sont plus bêtes que nous outre-Rhin.
Au fait Juppé quand il était premier ministre qu’est ce qu’il avait fait déjà pour l’environnement. Ah oui, il avait décidé de geler le programme Natura2000 pour faire plaisir aux chasseurs et aux agriculteurs qui cela dit sont très content aujourd’hui quand ils sont dans un site Natura2000.
Quelle tristesse !
Les experts indépendants sont ceux de la CGB (Commission du Génie Biomoléculaire). Ce sont eux qui ont déclaré « qu’il n’y a pas à ce jour d’éléments de nature à remettre en cause l’évaluation environnementale de ce maïs ».
Et voila... retour à la case départ.